AIMS Communalism Watch

Against communalism in Mauritius

Communiqué #3: Lormesh Bundhoo & VOH

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1. M. Lormesh Bundhoo
Le lundi 5 avril 2010, une radio privée a diffusé des propos tenus la veille par M. Lormesh Bundhoo lors d’une réunion politique. M. Bundhoo a déclaré que, tant qu’il sera présent politiquement, les membres de la famille Rajput ne doivent rien craindre.

Amnesty International Mauritius Section (AIMS) rappelle que M. Bundhoo occupe des fonctions de ministre et qu’il est donc soumis à la section 16(2) de la Constitution de la République de Maurice qui dispose comme suit :-
« no person shall be treated in a discriminatory manner by any person acting in the performance of any public function conferred by any law or otherwise in the performance of the functions of any public office or any public authority »

Un Ministre de la République de Maurice doit donc les mêmes égards à tous les citoyens quels que soient leur caste. Un(e) élu(e), occupant des fonctions publics, payé des fonds publics, ne saurait par conséquent accorder de protection spéciale aux individus de la même caste ou de la même famille que lui / qu’elle.

2. Voice of Hindu (VOH)
Selon un quotidien du 7 avril 2010, la Voice of Hindu (VOH) a annoncé la création d’une équipe d’intervention dans le cadre de la campagne électorale. Ce « Stand-by Team », disent ses initiateurs, se tiendra prête « pour rétablir l’ordre n’ importe où dans l’île en cas de dérapages »

Les dirigeants de la VOH auraient également annoncé que les membres de la VOH interviendront « là où ils le jugeront nécessaire ». La VOH aurait également déclaré « Si la police tarde à réagir nous interviendrons en temps et lieu »

Amnesty International Mauritius Section condamne avec vigueur ce type d’initiative de création d’une police parallèle par une organisation religieuse. Dans la République de Maurice le maintien et le rétablissement de l’ordre sont confiés à la « Mauritius Police Force » sous la direction d’un Commissaire de Police nommé conformément à la Constitution. La « Mauritius Police Force » tire sa légitimité de la loi dont l’autorité découle du principe de souveraineté nationale, conféré à l’Assemblée Nationale par le suffrage universel. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’émane expressément de la souveraineté nationale et de la loi de la République.

Amnesty International Mauritius Section (AIMS) demande au Commissaire de Police et au Ministre de l’Intérieur de la République de Maurice de réagir publiquement et de prendre les mesures qui s’imposent face à cette initiative mettant en péril l’ordre et la paix publics.

Michel Ahnee
Membre du National Board de AIMS
8 avril 2010

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Written by watchcommunalism

April 13, 2010 at 6:20 pm

Posted in Communique

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